Mamou Moubarak Dribi
Communiqué important. Nous tenons a vous informer que le professeur Mamoun Moubarak Dribi auteur et chercheur en psychanalyse Travaille au sein d’un bureau d’études qui regroupe des psychologues et des enseignants, nos prestations de services concernent uniquement les enfants pour les besoins du coaching scolaire et intellectuel Ainsi que la réorientation des jeunes au niveaux des études ou de leurs carrières professionnelles. Nous ne sommes pas un cabinet médical et nous ne prenons pas en charge le soin des adultes et des personnes souffrantes de pathologies ou de troubles psychiques. Merci de votre compréhension.
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La résolution de la paranoïa

L'être humain n'a pas de prédateur naturel, car il est lui même son propre prédateur.

Quand un être humain s'érige auto proclamé : « me voici, me voilà, sans assumer ni filiation ni généalogie ... le psychique s'érige en lui et déclame à son tour : « me voici, me voilà, c'est moi ton maître... et l'entraine vers la maladie ».

 

La paranoïa affecte tout le monde, elle a un rôle fonctionnel positif: celui de faire chauffer l'esprit dans un premier temps pour le faire sortir de sa froideur, de son cocon, celui d'être pour Momon (j'écris bien Momon) et dans un second temps elle (la paranoïa) lui fait traverser (à l'esprit) le redoutable passage du Moi-Je si nécessaire pourtant à l'acquisition du MATASA qui permet au désir de se régénérer. La fin (c à dire la sortie de la paranoïa) quant à elle et soit une belle destinée : le génie soit c'est la déchéance la maladie paranoïaque.

Vous remarquerez que je fais la distinction entre deux types de paranoïa : celle que les psychiatres et les psychologues et tout les praticiens de la santé mentale connaissent où le patient délire se sent menacé, épié voire objet de complots etc... et une autre paranoïa plus subtile qui affectent presque tout le monde, que je qualifie pour ma part de structure paranoïaque. Elle a comme particularité qu'elle n'entraine pas le sujet au délire, elle est quasiment indécelable, on peut pourtant la détecter dans le discours du sujet et dans sa vie.

Comment la détecter :

« La structure paranoïaque se niche chez des personnes intelligentes, très intelligentes mêmes, qui parlent bien, analysent bien, et qui croient à tord qu'ils peuvent comprendre les autres mais que personnes ne peut les comprendre, ni saisir leurs justes valeurs intellectuelles. L'organisation de leurs discours et semblable à une suite de pages Web fourrées de liens hypertextes où chaque lien nous entraine vers une autre page rempli de texte : le tout donne l'impression qu'il y a beaucoup de savoir et de connaissances mais quand vous essayez de mettre à profit leurs savoirs et leurs connaissances vous butez sur une suite d'échecs et de problèmes. Ce sont des personnes qui adorent diriger, guider et conseiller, mais ils demeurent incapable d'accompagner une action du début jusqu'à la fin, avec eux tout traine, les actions se succèdent, se brassent mais aucune n'est verrouillé, ni achevé. Et dés que vous les remettez en cause ils vous retournent la critique contre vous, et là vous allez voir fuser des dizaines d'arguments tout aussi pertinent les uns que les autres. Une autre particularité fondamentale : l'écrit; les personnes ayant la structure paranoïaque ont du mal à travailler par l'écrit et prétextent pour justifier cette incapacité qu'elles ont le cerveau trop rapide pour écrire tout ce qu'elles pensent. Mais en réalité si elles ne peuvent pas écrire c'est à cause de la soumission. Ces personnes là ne supportent pas se soumettre y compris à la grammaire et aux canons de la rédaction... ».

C'est ce qui a fait dire à Freud : « J'ai réussi là où échoue le paranoïaque ».

Le paranoïaque (de structure) n'est pas spécialement malade, il ne délire pas, il est bloqué. Il n'arrive pas à être ce qu'il souhaite être, il n'est pas libre de choisir sa destinée, il est prisonnier des images. Il veut satisfaire l'autre, il veut combler l'autre, car il ne vit que par et pour le regard de l'autre.

La résolution de la paranoïa passe par l'incarnation du discours du maitre dans un espace qui conjugue savoir et savoir-faire dans une dynamique de groupe où des personnes cohabitent en harmonie et partagent les mêmes ambitions et le même rêve, dans une dynamique de compétition sans se jalouser pour autant. Incarner un discours et le faire jouer le plus vrai possible, cela n'a rien à voir avec le fait de se prendre au sérieux. Se prendre au sérieux c'est chercher à faire Un avec son discours? (Les seuls êtres capables de faire Un avec leurs discours sont les prophètes). Le bon comédien incarne sur scène son personnage, il n'est pas le personnage. Si les êtres humains sont si sensibles à cette dimension de la représentation, c'est que de tout temps, et dans toutes les civilisations, il y a eu le théâtre : j'entends ceux qui jouent des rôles et racontent des histoires ayant un sens et une fin : un aboutissement. En fait aboutir au niveau sémantique c'est comme dans un acte d'amour, il y a les caresses et les baisers, ensuite l'union charnelle et enfin l'orgasme et le repos.

C'est ce qui m'a fait dire en introduction que la paranoïa est d'abord fonctionnelle, elle va chauffer l'esprit pour le libérer de Momon!! Comme toutes les maladies, il y en a qui sont bénéfiques mais à condition qu'elles ne durent pas dans le temps. La paranoïa tend à faire réaliser votre occurrence d'être de manière exclusive, quasi unique. Chacun de nous est unique, n'est ce pas? Par ses empreintes, ses yeux, sa voix... Mais comment faire pour être unique par les pensées et les mots? C'est là où ça coince!!

Car avant d'être moi-je, je suis d'abord elle-lui, je veux dire maman-papa, et dans maman-papa il y a le désir des autres, les mamans-papas et tout les autres... c'est affreux tout le travail que devra faire votre esprit? Que croyez-vous, vous devez mériter votre cerveau et en payer le prix! Être intelligent n'est pas donné à tout le monde. En fait, savez vous comment je vois pour ma part l'intelligence : « c'est faire jeu de continuation et de renouvellement (là je fais un clin d'œil au professeur Claude-Pierre David) continuation de mon histoire et de mes origines et renouvellement de mon discours, de mes pensées et de mes réalisations en adéquation avec mon temps ». Si j'insiste sur le fait de réaliser, c'est parce qu'il constitue le point culminant qui va permettre la résolution de la paranoïa, si et seulement si ce que vous avez réalisé sert l'universel, l'esprit de l'humanité toute entière. Cela va d'un simple plat de cuisine où la propreté s'allie à la simplicité à l'art et au plaisir du goût, jusqu'à la navette spatiale où les mathématiques se mêlent à la mécanique à l'électronique et à l'informatique...

Rappelons pour mémoire que la paranoïa a pour fonction dans un premier temps d'enclencher le processus de réalisation de votre occurrence d'être de manière exclusive, autrement dit que vous soyez unique corps et âme. Ensuite la paranoïa va me pousser à construire un discourt nouveau, des idées nouvelles, voire à construire un mode de pensée et une vision du monde nouvelle, et là si j'arrive à connecter le passé avec le présent tout en l'accrochant au futur, alors ma paranoïa aura rempli sa fonction de m'avoir conduit vers le génie, si par contre cela me fait faire une rupture avec le passé, une déconnexion vis à vis du présent et une quête frénétique du futur alors là j'aurais peut être réalisé quelque chose mais qui va sombrer tôt ou tard dans l'oubli.

La question à laquelle tout psychothérapeute est amené un jour ou l'autre à répondre est la suivante : « Comment résoudre la paranoïa chez un patient? »

La haine du père

Le rôle de la mère est capital dans la vie de l'enfant, depuis la conception, la grossesse et jusqu'à l'accouchement et l'allaitement tout dépend d'elle, et c'est magnifique mais si épuisant. Je rends par ailleurs ici hommage à toutes ses mamans courageuses et patientes. Ainsi, je disais que le rôle de la maman structure à lui seul toute la vie de l'enfant, ou presque? Car il y a un acte que la maman a du mal à mettre en place, du fait de cette grande importance et du lien quasi fusionnel qui la lie à son enfant, il y a un grand risque de dissolution à long terme de la personnalité de l'enfant. Et tout les praticiens de la santé mentale connaissent les méfaits d'une telle problématique.

Je disais donc qu'il y avait un acte que la maman à beaucoup de mal à mettre en œuvre : « celui de couper la relation fusionnelle ». Couper une seconde fois le cordon ombilicale : celui de l'amour. Rappelez vous que c'est le bébé qui introduit la maman au registre de la maternité, et cette dernière fait vivre à la femme la dimension de Dieu!!

Et c'est là où le père rentre en jeu, il doit jouer le déstabilisateur et l'emmerdeur, il doit venir chercher sa femme et éloigner le bébé non pas dans un acte pensé et réfléchi qui prive l'enfant de moments essentiels avec sa mère mais plutôt dans le but d'introduire l'équilibre et l'ordre dans la vie. Un temps pour chacun : celui du bébé, de la maman, du père, du couple (le mari et sa femme) et de la famille toute entière. Seulement il y a un hic, j'allais tout aussi bien dire un bug car certains pères (une grande majorité de nos jours) ne veulent pas jouer ce rôle ingrat, car ils ont du mal à vivre le rejet que va exprimer le bébé et la maman vis à vis de leurs personnes : celui d'être considéré comme l'intrus. Et c'est de la patience du père, de son endurance et de sa force de caractère dont dépendra plus tard la résolution de la paranoïa. Plutôt le bébé vit la haine du père dans une dimension de jeu incarné (qui apparaît vrai mais qui demeure un jeu) plus facile sera la sortie de la paranoïa à l'âge adulte : quand on cherche à s'affirmer en homme ou en femme. Et si par malheur ce stade vient à manquer dans la vie du bébé, la paranoïa va sévir durant toute la vie rendant impossible le fait d'être affirmé et unique, sauf si vous rencontrez un bon psychanalyste qui fasse jouer par régression au psychique la haine du père; qu'il devra incarner et endurer au risque de rompre le lien du transfert : mais il faut choisir entre sa castration et la guérison du sujet ou la jouissance et demeurer dans l'inceste et la paranoïa.

 

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