Mamou Moubarak Dribi
Communiqué important. Nous tenons a vous informer que le professeur Mamoun Moubarak Dribi auteur et chercheur en psychanalyse Travaille au sein d’un bureau d’études qui regroupe des psychologues et des enseignants, nos prestations de services concernent uniquement les enfants pour les besoins du coaching scolaire et intellectuel Ainsi que la réorientation des jeunes au niveaux des études ou de leurs carrières professionnelles. Nous ne sommes pas un cabinet médical et nous ne prenons pas en charge le soin des adultes et des personnes souffrantes de pathologies ou de troubles psychiques. Merci de votre compréhension.
                                                                  Mamoun Moubarak Dribi Brynden Trawick Womens Jersey

La dépression ou la face visible de l'iceberg

Esprit es tu là...

Si vous comptez le nombre de personnes qui ont une addiction à l'alcool, ceux qui consomment de la drogue, ceux qui consultent des chamanes, ceux qui ont recours à des exorcistes et ceux qui prennent des anxiolytiques vous verrez que cela donne des chiffres plus qu'inquiétants!

Qu'on se rassure? Cela ne date pas d'hier. Depuis toujours l'homme a utilisé les plantes et les mixtures, le tabac et le vin pour vivre l'extase et la communion avec les esprits : ceux de ses ancêtres et ceux de la nature.

 

Or depuis quelques années, grâces aux avancées prodigieuses du génie moléculaire et de la médecine le soin des maladies mentales s'oriente de plus en plus vers l'organique. L'équipe du professeur Guy Rouleau au Canada a repéré le gène SHANK3 supposé être à l'origine de la schizophrénie et de l'autisme, d'autres recherches tentent de repérer le gène responsable du syndrome bipolaire.

Entre temps les centres de soins ferment dans le monde entier, les services de psychiatrie sont dépassés, et les tribunaux ne savent plus gérer les cas impliquant des personnes affectées par des troubles psychiques.

Dans cet article je ne vise pas à traiter la dépression mais plutôt introduire une réflexion autour de son origine.

Durant ces vingt dernières années j'ai analysé beaucoup de cas souffrants de troubles psychiques. Tous ont en commun d'être dépressifs. Et tous ont en commun de vivre une vie vide de sens... Certains sont mêmes de grands fervents du fait religieux!

Vous remarquerez que durant ces trois dernières décennies, nous assistons à une remontée exponentiel du fait religieux. Est ce que cela nous interpelle? Devrons nous rester passif devant tout cela, ou au contraire essayer de comprendre de quelles dynamiques structurelles il s'agit?

Ainsi la question que je me pose est la suivante : « Est ce qu'il y a un rapport entre le fait de croire et la dépression? ».

La réponse à laquelle je suis parvenue est vraiment paradoxale : « Oui, il y a un rapport entre le fait de croire et la dépression. Mais ce n'est pas tant le fait de croire qui importe, c'est plutôt le fait d'être connecté à l'Esprit de l'élément auquel on croit... ».

Il s'agit d'une mise en liaison, quasi physique, qui si elle a lieu de manière malsaine (la connexion) risque d'installer le sujet soit dans le délire, soit dans une quête mystique sans issue, soit dans une quête du paranormal! Et ces trois voies sont toutes dangereuses, car elles annulent la volonté du sujet et désoriente son équilibre naturel et son libre arbitre. La mise en liaison saine quand elle aboutit, permet d'atteindre l'équilibre et l'épanouissement, qui ne dureront pas pour longtemps car cela nécessite un renouvellement continu de l'acte de croire.

Je tiens à souligner un détail important : la non connexion à l'Esprit de l'élément auquel on croit amène la dépression malgré le fait que l'on se dise croyant, de la même manière que l'absence de croyance l'amène tout aussi bien (la dépression). Pour moi le croyant et le non croyant sont à pied d'égalité à ce niveau là et c'est tant mieux.

Ceci m'a amené à m'intéresser à l'ésotérisme dans toute ses diversités. Et tous sans exception ont en commun d'essayer de mettre leurs adeptes en liaison avec l'Esprit. Ainsi, beaucoup de jeunes partent au Pérou rencontrer des chamanes, et s'initient auprès d'eux aux soins par les plantes... Où chacun découvre son animal fétiche et la symbolique qu'il représente. D'autres consultent leurs horoscopes, certains ont recours aux voyantes, et d'autres usent de la numérologie...

je tiens à rappeler un fait très important, chaque système de croyances quel que soit ses valeurs est à respecter. Ce qui m'importe dans cet article c'est d'inviter le lecteur à repenser autrement son rapport à son système de croyances, à se l'énoncer clairement à soi même et à ses enfants.

Les différents types de dépression

La dépression structurelle, la dépression d'affect et la dépression dût au vide symbolique

Chez certaines personnes la mauvaise humeur est constante, la négation dans le discours est permanente, quand elle n'est pas empreinte d'une certaine agressivité dans le faciès provoquant souvent une perte de désir partielle ou totale.. Là nous avons affaire à une dépression structurelle : c à d qu'elle est héréditaire, elle fait partie intégrante du psychique. Il suffit de remonter aux générations d'avant pour trouver que l'un ou les deux parents sont dépressifs ou ayant des maladies mentales : paranoïa, schizophrénie etc.

Pour soigner ce type de dépression il faut prendre des traitements, poursuivre une psychothérapie dynamique et surtout ne pas avoir dépassé les 35 ans sauf exception rare.

La dépression d'affect

Ce type de dépression a une fonction réparatrice, elle survient après un échec professionnel ou émotionnel. La dépression d'affect est souvent liée à un sentiment de culpabilité accrue, et engendre une grande sensibilité chez le sujet qui en est atteint. Généralement on en guérit rapidement, il suffit d'un peu de repos, de bonnes doses de vitamines et d'excellents amis qui vous apportent de grandes bouffés de rire frais.

La dépression dût au vide symbolique

Ce type de dépression est le plus répandu de nos jours, nos sociétés modernes tournées de manière absolue vers la science et les technologies, n'ayant de politique que pour les économies de marché ont délaissé le champ spirituel. Laissant la place vide aux sectes, et aux réducteurs des esprits. Ce qui fait que les citoyens d'aujourd'hui sont fragiles par rapport à leurs ancêtres. Il suffit de lire l'histoire des civilisations depuis les grecs, les égyptiens, les romains, et beaucoup plus loin les aztèques et bien d'autres encore pour s'apercevoir que dans ces sociétés le temple occupait une place importante, les cérémonies sacrées avaient leurs places dans la vie de chaque jour. La mort avait un sens et la vie avait un sens.

Qu'en est il aujourd'hui, vous avez d'un côté ceux qui se disent croyant et qui s'étouffent la vie et celles des autres, dans une négation totale de la réussite et du désir pour le changement intelligent. Et d'un autre côté vous avez ceux qui font du copie/coller imitant d'autres systèmes symboliques engendrant du même coup une perte totale de l'esprit humaniste, et renforçant par là même l'action des autres qui se disent de plus en plus croyant.

Avant on vivait pour incarner le sacré, maintenant on vit pour incarner la réussite.

Je ne cherche aucunement à sacraliser l'acte de croire, mais j'insiste sur le fait que chacun doit en choisir UN et l'énoncer. Être laïc n'exclut aucunement d'être rattaché à un système symbolique incarnant le sacré, tout comme être une femme ou un homme de foi nécessite la mise en jeu de valeurs humanistes d'amour, de pardon et d'échanges.

C'est la contradiction qui crée le malaise.

 Je vois régulièrement des parents aux prises avec les difficultés de leurs enfants qui bien qu'âgés de 25 ans, de 30 ans et parfois plus ont du mal à accéder à la maturité et à l'autonomie, ne cherchant qu'à profiter de l'argent et du soutien matériel de leurs parents...

Et quand ces derniers ne répondent pas présent à leurs attentes, ils se font rejeter et mépriser.

Et là c'est les deux parties qui souffrent : d'une part les parents se sentent obligés vis à vis de leurs enfants, car culpabilisant de n'avoir pas réussi à bien les éduquer. Et d'autre part les enfants se trouvent coincés dans un mode de vie où seule la jouissance et le plaisir comptent. Et quand ils n'obtiennent pas ce qu'ils réclament, ils dépriment rendant leurs vies et celles de leurs proches morose et vide.

Le nombre croissant de jeunes qui souffrent de dépression, de dégout de la vie, se désintéressant complétement de projets communautaires qui se laissent partir à la dérive doit nous interpeller. Je crois pour ma part qu'il est erroné de laisser l'enfant vivre comme bon lui semble. Je pense qu'il est primordiale que la mère de famille, et le père de famille doivent faire des choix pour leurs enfants et de les assumer pour toujours. Faire croire à l'enfant qu'il est capable de choisir par lui même ce qui est bon pour lui est une source de grands problèmes : il faut choisir pour lui.

L'enfant a peur, il a peur de faire de mauvais choix, alors quand on l'encourage à en faire c'est l'effet inverse qui se produit. Au lieu d'avoir de l'épanouissement nous obtenons bien souvent de la fragilité, de l'échec quand ce n'est pas de la perversion. Aider l'enfant à grandir et l'accompagner à s'assumer c'est lui dire votre position, lui énoncer clairement vos principes et laisser son libre arbitre opérer.

Il ne faut ni le contraindre, ni le séduire mais l'amener à vivre avec vous auprès de vous, vos valeurs incarnés. Non pas dans une rupture mais dans une harmonie de ce que vous êtes. Tout ce que vous êtes conjuguant histoire et modernité, passé et présent dans une dynamique conquérante et aimante de l'autre et surtout de soi même.

 Chuck Howley Womens Jersey
Vous êtes ici : Home Blog Psychanalyse La dépression ou la face visible de l'iceberg