Mamou Moubarak Dribi
Communiqué important. Nous tenons a vous informer que le professeur Mamoun Moubarak Dribi auteur et chercheur en psychanalyse Travaille au sein d’un bureau d’études qui regroupe des psychologues et des enseignants, nos prestations de services concernent uniquement les enfants pour les besoins du coaching scolaire et intellectuel Ainsi que la réorientation des jeunes au niveaux des études ou de leurs carrières professionnelles. Nous ne sommes pas un cabinet médical et nous ne prenons pas en charge le soin des adultes et des personnes souffrantes de pathologies ou de troubles psychiques. Merci de votre compréhension.
                                                                  Mamoun Moubarak Dribi

Hyperactivité ou manque de concentration (la suite 2)

Le point de vue du psychanalyste

  1. Comment se manifeste- t –elle ?
  2. De quoi est-il question dans l'hyperactivité pathologique ?
  3. Comment la traiter ?

1. Dans l'hyperactivité pathologique il y a chez l'enfant une agitation permanente, une quasi absence du regard, la manière de parler de l'enfant se fait par des phrases rapides et son expression et sous forme de complainte. L'enfant connait par moment des instants de calme, mais dés qu'il est excité l'agitation reprend. Souvent les parents remarquent que l'enfant est bien quand il est seul avec sa mère, il se met à s'agiter dés qu'il y a une tierce personne.

Cet état de fait s'accentue encore plus à l'école, l'enfant hyperactif n'arrive pas à s'intégrer au groupe, il a du mal à se soumettre aux recommandations de la maitresse. Il inquiète même ses jeunes camarade de classe, car pour le calmer il faut recourir à de l'autorité ; créant ainsi une  ambiance de tension et de stress. L'école toute seule ne peut pas assumer.

2. Devant ces troubles incessants la famille consulte, or ce que je constate dans la plus part des cas c'est que les parents veulent trouver un remède au problème de leurs enfants. J'entends par remède une solution rapide et quasi instantané. Ce qui n'existe pas malheureusement.

Ce qui est possible par contre, et nous l'avons testé plusieurs fois c'est d'amener la famille entière à être différemment. La maman et le papa sont donc invité à s'allonger à notre divan et à mettre à plat leurs structures.

La naissance du bébé : relation avec la mère et découverte du père

Mais voilà qu'au moment de la tété alors qu'il a le sein en pleine bouche, que le lait coule à flot, que la peau rassurante de la maman le caresse une voix masculine enveloppe cette délicieuse ambiance : les battements du cœur de la maman s'accélère, la peau de son sein devient moite, le flot du lait devient plus cadencé : le jeune bébé veut comprendre ce qui se passe, il veut s'exprimer ;  il cherche à formuler un mot, une phrase mais cela ne vient pas : il s'énerve et essai en vain de parler, cela le stress il crie très fort, et se met à pleurer.

C'est le registre du lien et du désir.

La mise en jeu du désir :

  1. Comment situer le désir des parents vis-à-vis de l'enfant,
  1. Le désir de la mère
  2. Le désir du père
  1. Comment situer le désir de l'enfant vis-à-vis de ses parents
  2. et surtout comment situer le désir de l'enfant vis-à-vis de lui-même.

a.  le désir de la mère :

La découverte de la maternité chez toutes les femmes est un moment de grand et immense bonheur, il constitue une libération des longs mois de vomissements et de douleurs. Mais si la venue du bébé inscrit la jeune maman au registre de la maternité, cela ne résout pas pour autant ce qu'il en est de la féminité. Si la première est presque physiologique (je fais exprès de dire presque car chez l'humain tout passe par le savoir conceptuel véhiculé par le discours qu'il soit latent ou manifeste) la seconde est un acte de transmission, c'est une dimension d'échange et d'héritage empreinte d'amour et d'effacement. Et c'est à ce niveau là qu'il y a confusion et inversion. La jeune maman confond entre l'accès à la maternité et celui plus antérieur qu'est l'accès à la féminité ; et l'inversion de la place de l'enfant (encore bébé) qui se trouve du fait de cette confusion (inconsciente faite par la jeune maman) dans une autre place qui n'est pas la sienne : celui qui vient combler le désir de la mère (le désir fille-mère).

Ce qu'il faut savoir, c'est que nous sommes ici dans les niveaux de l'inconscient. Je recommande donc la grande vigilance, car seuls des spécialistes au fait du travail psychique peuvent déceler ce type de structure, nous déconseillons fortement les gens à l'auto analyse.

b.  le désir du père

L'accès à la paternité propulse l'homme dans la dimension de la mort, il devient représentant généalogique d'un nom de famille. Cette nouvelle dimension qui nécessite de sa part l'articulation du réel et du symbolique pose pour certains jeunes papas quelques problèmes.

Au lieu d'occuper la place du tenant lieu il se précipite à la place du lieutenant. Nous savons tous qu'un lieutenant et le subordonné du capitaine, il a la charge d'ordonner ses troupes, pour cela il se fait aider par un groupe de sergents. Si j'ai fait jouer les places aux syllabes qui composent ce signifiant : tenant lieu, c'est pour signifier à ces jeunes papas (et aussi à ceux plus âgés mais toujours coincés avec cette dimension) que le rôle du père nécessite de lui qu'il assure le bien être réel de sa famille : nourriture, logement. Et surtout qu'il incarne lui-même les valeurs qu'ils voudraient que sa lignée porte. Or l'acte d'incarner ne se réalise pas par acte intellectuel, il se réalise par un acte de foi (qu'il faudra continuellement renouveler, car la foi et l'amour se ressemble, il s'épuise avec la stagnation).

Or quand il y a difficulté à incarner ou à renouveler l'acte d'incarnation (de quoi vous allez me dire : du système symbolique qui est le résultat de la mise en jeu (la vôtre) de la dimension sacrée et du savoir) certains père viennent occuper sournoisement la place de la mère. Ici il y a usurpation de fonction, mais cela se passe au niveau inconscient, comment ? Vous allez voir chez la plus part de ses hommes ce type de fonctionnement : ils montrent à la mère comment elle doit faire avec son enfant ; or si lui prétend savoir par l'intelligence, elle, par contre sait les choses en les ressentant. C'est comme quelqu'un qui goute un plat et un autre qui le devine !!

Pour peu que la maman soit en difficulté psychique de la dimension féminine vous la verrez se mettre en branle cette fois ci dans la dimension de la maternité. Et là c'est l'enfant qui va en souffrir. Et de cette souffrance (pas d'elle uniquement) va naitre plus tard l'hyperactivité pathologique.

A suivre...

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